Veille : plateformes existantes

Valeur ajoutée face à HAL, scanR et aux sites des unités

En bref : HAL, scanR et OpenAlex couvrent déjà publications, structures, projets et brevets de Paris-Saclay, sous licence ouverte : une vitrine qui se limiterait à les réafficher n’aurait aucune valeur ajoutée. La valeur n’est plausible que sur quatre points absents partout : hiérarchie Paris-Saclay toutes tutelles confondues, textes et expertise lisibles par des non-spécialistes, contacts, fiches homogènes à jour. Elle reste à prouver par les tests du POC ci-dessous.

Critère examiné : Arrêter si la valeur ajoutée par rapport à HAL, ScanR et aux sites des unités n’est pas établie (exploitation et pilotage). Constats du 24 octobre 2026, par l’API de chaque source et sur un échantillon de 19 sites d’unités (15 lus, 4 injoignables depuis ce poste).

Qui répond déjà à quoi

Question du publicHALscanROpenAlexSites des unitésVitrine
Quelles publications de Paris-Saclay ou d’un labo ?oui (286 431 notices, 46 % texte intégral)oui (390 483 publications affiliées)oui (162 244 ou 564 376 avec les entités filles)inégal : 6 listes manuelles, 4 liens HAL, 2 sans rienréaffichage, pas un apport
Quels labos dans quelle Graduate School ou UFR ?—— (327 structures à plat)— (hiérarchie ROR qui mélange les partenaires)— (aucun site lu n’indique sa GS)oui, seul
Que fait ce labo, en clair ?—— (description vide, y compris pour l’université)— (thèmes générés en anglais)oui, en texte libre propre à chaque labopart. (synthèse et vocabulaire commun)
Qui est expert de tel sujet, dans tout Paris-Saclay ?—part. (mots-clés, communautés nommées par IA)part. (thèmes en anglais spécialisé)— (limité au labo)oui, à prouver
Qui contacter (entreprise, presse) ?—— (aucun contact)—oui, labo par labooui, centralisé
Quels projets et brevets ?part. (630 brevets)oui (435 projets, 383 brevets)—part.réaffichage depuis scanR
Quelles plateformes et équipements ?———oui, labo par labopart. (annuaire transversal)
Actualités, séminaires, offres de thèse ?———oui— (lien vers le site)
Le site en anglais ?interfaceinterface seuleanglais seul11 sur 15 bilinguesoui, garanti par fiche

Combien de laboratoires

Quatre chiffres circulent, sans définition commune ; le POC doit en fixer un avant tout compteur public.

SourceChiffreCe qu’il compte
scanR, fiche G2qA7327Toutes les structures RNSR liées à l’université : 191 comme « établissement tutelle », 136 comme « établissement participant » ; une quarantaine sont, d’après leur intitulé, des fédérations, réseaux ou services d’appui
Annuaire des laboratoires248Laboratoires extraits de BiblioLabs ; critère d’inclusion non publié
Plug In Labs« plus de 300 »Laboratoires et plateformes déclarés pour les entreprises ; non daté
Page Collaborations / Entreprises220« laboratoires partagés » avec CEA, CNRS, IHES, INRAE, Inria, Inserm et Onéra ; non daté

Lecture probable : 327 inclut des structures hors périmètre « laboratoire » et des unités où l’université n’est que participante ; 248 et 220 se rapprochent des unités sous tutelle. Le rapprochement fin (liste BiblioLabs contre liste RNSR) reste à faire avec la DRV, BiblioLabs étant injoignable depuis ce poste.

Ce que la vitrine apporte réellement

  • Une hiérarchie qui n’existe nulle part : établissement → Graduate School → UFR → unité. scanR ne connaît que les liens tutelle/participant (RNSR), OpenAlex une hiérarchie ROR qui range CEA, ENS ou CentraleSupélec comme « enfants » de l’université, et les sites d’unités sont hébergés sur une quinzaine de domaines (universite-paris-saclay.fr, cea.fr, inserm.fr, ens-paris-saclay.fr…) sans renvoi entre voisins.
  • Un texte de présentation : les fiches scanR de l’université, du LISN, du C2N, de l’IPS2 et du LPS ont une description vide ; le texte moissonné sur les sites d’unités (web_content) est exclu de la licence Etalab et ne peut pas être réaffiché.
  • Des contacts et des URL à jour : scanR n’a aucun contact et pointe vers des domaines morts (www.lps.u-psud.fr, www.ips2.u-psud.fr ne résolvaient pas le 24/10/2026).
  • Des personnes reliées à leurs identifiants : 14 annuaires d’unités sur 15 existent, aucun n’affiche ORCID, IdHAL ou IdRef.
  • Des publications homogènes sans saisie : ICMMO s’arrête en 2024 avec des liens DOI cassés, CESP affiche 3 publications, C2N et IMO aucune ; un flux CRISalid depuis HAL corrige ce retard.
  • Une vue unique de collections HAL dispersées : un même labo a plusieurs identifiants HAL (LPS 2, C2N 4, IPS2 2) et des collections chez d’autres portails ; dix établissements du périmètre ont leur propre portail HAL (liste et volumes).
  • Une fiche qui reste en ligne quand le site de l’unité tombe (4 sites sur 19 injoignables, 1 certificat TLS incomplet).

Ce qu’elle n’apporte pas : à ne pas refaire

  • Moteur de publications, analyses et indicateurs : HAL (API Solr, exports), scanR (facettes, « Communautés », « Tendances ») et OpenAlex (citations, thèmes) le font mieux ; liens sortants.
  • Version locale de scanR : le « Studio » de scanR fournit sur demande un scanR et un baromètre locaux pour une collection HAL ou une lignée OpenAlex, en une semaine environ. Si la vitrine se réduit à cela, demander le Studio et arrêter. Une demande déjà faite par Paris-Saclay n’a pas été vérifiée.
  • Vie de l’unité : actualités, séminaires, soutenances, recrutement, accès aux plateformes, littérature grise SHS, médiation. Les sites d’unités le font et sont à jour pour la moitié de l’échantillon ; la vitrine y renvoie.
  • Correction des données : scanR se dit « consommateur » et renvoie les erreurs aux sources ; la vitrine fait de même via SoVisu+ et HAL.

Conditions pour que la valeur soit établie (tests du POC)

TestMesureSeuil proposé
Fiche unité plus riche que scanRChamps présents sur les unités pilotes (de l’ordre de 15) : description FR/EN, GS et UFR, contact, URL du site vérifiée, plateformes5 champs sur 5 pour 90 % des unités, contre 0 description dans scanR
Hiérarchie complèteUnités du périmètre rattachées à une GS et à un établissement100 % des unités pilotes
Recherche d’expertise20 requêtes d’entreprises et de journalistes rédigées avant le POC, testées dans la vitrine, scanR et GoogleLa vitrine donne un bon interlocuteur dans plus de cas que scanR
RéférencementPosition Google de la fiche sur « [sujet] Paris-Saclay laboratoire » et sur le nom de l’unitéPremier résultat de scanR et de HAL dépassé sur la moitié des requêtes à 6 mois
Lien avec les sites des unitésFiches renvoyant vers un site d’unité qui répond100 %, contrôle automatique hebdomadaire
Acceptation des unitésDirecteurs qui valident leur fiche sans demande de retraitAu moins 50 % à 1 an, 75 % à 2 ans, comme le pilotage
FraîcheurÉcart entre un dépôt HAL et son affichageAu plus une à deux semaines pour la vitrine synchronisée, si CRISalid tient la cadence (Q10) ; scanR est à 2 semaines à 4,5 mois selon ses index

Risques de redondance

  • Doublon de scanR si les fiches ne montrent que compteurs, publications et projets : c’est exactement la fiche scanR.
  • Doublon de HAL si la vitrine propose sa propre recherche bibliographique au lieu de renvoyer au portail HAL Paris-Saclay.
  • Concurrence avec les sites d’unités si elle publie actualités ou annuaires détaillés : rejet probable par les unités, critère STOP à 1 an.
  • Couche de plus si Annuaire des laboratoires, BiblioLabs et Plug In Labs restent en ligne à côté (existant Paris-Saclay).
  • Fiches vides si CRISalid ne fournit pas textes, expertise et contacts : SoVisu+ annonce encore expertise et projets « à venir ».

Sources

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