Comprendre CRISalid
En bref : CRISalid est le socle de données de la recherche que développe un consortium d'établissements de l'enseignement supérieur : il rassemble annuaire, publications et référentiels dans un graphe. Il n'offre ni vitrine publique ni export. À Paris-Saclay, il tourne sur une instance de développement, mais 184 unités sur 235 n'ont aucun chercheur rattaché et l'enrichissement est arrêté depuis le 7 septembre 2026. Proposition : une vitrine synchronisée en marque blanche, brique de la suite CRISalid, qui lit CRISalid et les sources ouvertes, après un POC de pertinence en novembre ; la contribution des chercheurs passera ensuite par SoVisu+.
Le problème que CRISalid résout
Dans une université, l'information sur la recherche est éclatée :
- l'annuaire sait qui travaille dans quel laboratoire, mais pas ce qui est publié ;
- HAL, scanR, OpenAlex, IdRef savent ce qui est publié, chacun avec ses identifiants et ses erreurs ;
- personne ne tient la vue consolidée « cette personne, dans ce laboratoire, a publié ces travaux ».
Un CRIS (Current Research Information System) collecte ces sources, rapproche les doublons, consolide une version de référence et la met à disposition. CRISalid est un CRIS open source, porté par un consortium d'établissements français.
Trois idées à retenir :
- C'est un ensemble de briques, pas une application : 21 dépôts, dont cinq forment le cœur (les briques).
- Le cœur est un graphe qui relie unités, personnes et publications (le modèle de données).
- Les traitements sont asynchrones : une donnée n'est jamais à jour instantanément. La fraîcheur se mesure, elle ne se présume pas.
Le circuit des données
- L'annuaire charge les unités et les personnes, puis leurs rattachements. Il n'a pas de planification intégrée : quelqu'un, ou un ordonnanceur externe, doit le lancer.
- Le moissonneur interroge les sources bibliographiques pour chaque chercheur connu.
- Le graphe rapproche, fusionne et garde la trace de chaque source. C'est là que se décide la version de référence.
- L'API donne accès au graphe, en lecture comme en écriture, avec une clé unique.
- SoVisu+ permet aux chercheurs et aux bibliothécaires de consulter et de corriger. Aujourd'hui, un chercheur y corrige le titre, le résumé, le type, les sujets et les auteurs de ses publications, peut les fusionner, et corrige les identifiants de sa fiche ; ni son nom ni ses rattachements.
- L'extrait qui alimenterait une vitrine n'existe pas : aucune brique de CRISalid ne produit de fichier.
Ce que CRISalid apporte à la vitrine, et ce qui bloque
| CRISalid apporte | Statut |
|---|---|
| Un référentiel de 235 unités portant RNSR, ROR, wikidata et un identifiant local : la clé de rapprochement d'une vitrine | Observé sur instance (dev) |
| Des publications consolidées et dédoublonnées depuis quatre sources, avec leur statut d'accès ouvert | Observé sur instance (dev) |
| Le chemin unité → chercheurs → publications, parcouru en moins d'une seconde | Observé sur instance (dev) |
| Un espace où les chercheurs corrigent leurs données, SoVisu+, canal naturel de la Partie 2 | Partiel : publications et identifiants, pas les rattachements ; nouvelles fonctions annoncées pour le 17 novembre 2026 (Déclaré) |
| Un code ouvert, porté par un consortium public, sous licence CeCILL pour le cœur | Confirmé |
| Ce qui bloque ou reste à prouver | Statut | Parade proposée |
|---|---|---|
| 184 unités sur 235 sans chercheur rattaché | Observé sur instance (dev) | Lire aussi les sources ouvertes ; plan de peuplement daté (Q9) |
| Enrichissement arrêté depuis le 7 septembre ; aucune cadence démontrée | Observé sur instance (dev) | Synchronisation hebdomadaire au plus, date visible sur chaque fiche (Q10) |
| Aucun export | Confirmé | Service d'export livré avec la vitrine, exploité par la DiBISO ; à acter au comité (Q5) |
| Le graphe ne traite aucune suppression ; 3 353 documents attendent | Confirmé ; observé sur instance (dev) | Exclusion à l'extrait, liste des personnes actives (Q20) |
| Aucune notion de ZRR | Confirmé | Liste blanche des unités validée par le FSD (Q4) |
| Pas de compte en lecture seule | Confirmé | Extraction dans le réseau CRISalid, par requêtes figées |
| Projets et financements absents | Confirmé | Hors du premier lancement |
| Une production | Non observée | Édition de Neo4j, politique d'exposition, droits à décider (Q22, Q23) |
Les numéros renvoient au registre des questions. Le détail de chaque inconnue est dans Ce qui n'est pas prouvé.
La décision proposée
- Frontend Projects de LPI : NO-GO en l'état (avis).
- Socle CRISalid : GO conditionnel. Il apporte la donnée de référence ; ses manques se contournent par l'extrait et les sources ouvertes.
- Partie 1 : une vitrine synchronisée en marque blanche, proposée comme brique de la suite CRISalid. Elle commence par un POC de pertinence du 9 novembre au 4 décembre 2026 (extrait et comparatif).
- Partie 2 : la contribution des chercheurs, par SoVisu+, quand la vitrine sera en ligne.
Comment lire la section
| Ordre | Page | Pour savoir |
|---|---|---|
| 1 | Cette page | Ce que CRISalid apporte et ce qui bloque |
| 2 | Qu'est-ce qu'une unité ? | Pourquoi tant de fiches seraient vides |
| 3 | Ce que montre l'instance | Ce qui a été vu tourner à Paris-Saclay |
| 4 | Les données observées | Volumes, rattachements, fraîcheur |
| 5 | Ce qui n'est pas prouvé | Les six inconnues qui comptent |
| 6 | Les briques de CRISalid | Qui fait quoi |
| 7 | Le modèle de données | Comment l'information est structurée |
| 8 | Sécurité, droits et données personnelles | Ce qui doit être décidé par le DPO, le FSD et la DSI |
| 9 | Exploitation et gouvernance | Qui fait tourner CRISalid, sous quelles licences |
Le reste est une référence pour la DSI : dictionnaire des champs, stockages, contrats d'API, provenance et fusion, et tutoriels.
Statuts de preuve. Chaque affirmation porte l'un des huit statuts définis dans Sources et preuves : Confirmé, Partiel, Déclaré, À confirmer, Projection Saclay, Expérimental, Non exécuté, Observé sur instance (dev). Le code prouve une implémentation, jamais une production.